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Escalier du Jardin Extraordinaire L’Art et la Matière

Créé par François Delarozière (co-auteur des « Machines de l’île » et du futur « Arbre aux hérons ») et construit par la compagnie « La Machine », l’Escalier de la Falaise marque une nouvelle « marche » pour le Jardin Extraordinaire. Cet ouvrage offre un accès direct du Jardin Extraordinaire au haut du quartier Sainte-Anne. Son ascension le long de la roche et l’accès à quatre belvédères permettent de nouvelles vues sur le jardin Extraordinaire et sur la Loire. La dernière volée d’escalier donne accès au toit de l’ancienne guérite transformée en « Phare de la Loire ».

Dans les règles de l’ (œuvre d’) Art !

Crédits photos ECTS
Crédits photos ECTS

Plus qu’un escalier, cet ouvrage atypique n’est rien de moins qu’une œuvre d’art à part entière, dénomination officielle répondant à une commande de Nantes Métropole (article R2122-3 du code de la commande publique).
La participation d’ECTS s’inscrit quant à elle dans un marché portant sur la « maîtrise d’œuvre de la réalisation, sur le site de l’ancienne carrière Misery à Nantes, de l’œuvre d’art dénommée ‘Escalier du Jardin extraordinaire’».

Associé à Géolithe – bureau d’étude savoyard spécialisé en géotechnique, géophysique et génie civil – qui a dirigé les études relatives à l’ancrage de l’escalier dans la falaise, ECTS a assuré la conception, le dimensionnement ainsi que le suivi de fabrication/travaux de l’ensemble de l’ossature métallique en étroite collaboration avec « La Machine ».

Un cahier des charges rigoureux dans cadre réglementaire spécifique.

L’escalier de par son usage, est classé administrativement comme IOP (Installation Ouverte au Public), catégorie assez peu encadrée par la réglementation, ce qui a nécessité des échanges spécifiques avec le contrôleur technique et la maîtrise d’ouvrage concernant le cadre normatif à retenir pour le dimensionnement.

La première étape de notre étude a été l’élaboration d’un cahier des charges techniques permettant à la maîtrise d’ouvrage de disposer d’un périmètre réglementaire précis nécessaire à la construction de cet ouvrage, qui plus est quand sa durée de vie minimale doit être est de 100ans (contre 50ans pour des ouvrages courant).

Sont notamment précisés dans ce cahier des charges

  •  L’utilisation d’un acier spécifique [NF EN 10025-5]
    • Nuance S355, limite élastique supérieure aux aciers courant de type S235-S275
    • Ténacité à la rupture J2, pour un bon comportement à basse température
  • Les contraintes environnementales du site
    • Zone de vent 3 / catégorie de terrain 0 imposée par la proximité de la Loire [NF EN 1991-3]
    • Zone sismique 3 / catégorie d’importance 2 de l’ouvrage / sol de classe A [NF EN 1998 + arrêté du 22 octobre 2010]
  • Les contraintes d’exploitation
    • Analyse sous charges d’exploitation et poussée sur les garde-corps [NF EN 1991-3]
    • Analyse vibratoire verticale et horizontale pour éviter toute situation d’inconfort [NF EN 1993]
  • La protection anticorrosion
    • L’ouvrage bénéficie d’une classe de certification ACQPA C3/ANV, ce qui lui assure une durée de vie sans entretien spécifique de 15ans minimum
  • Les modalités de fabrication et pose [NF EN 1090-2]
    • La qualité d’un ouvrage qui doit durer se retrouve notamment dans le choix des matériaux mais aussi et surtout dans la qualité de fabrication

Associer esthétique, sécurité, confort d’usage…et géométrie irrégulière.

Crédits photos ECTS

La géométrie atypique a imposé une modélisation globale tridimensionnelle, couplé à une analyse dynamique modale spectrale.

Réalisé sous Robot Structural Analysis 2019, cette modélisation a notamment permis une étude affinée

  • du confort vibratoire, critère de premier ordre pour un ouvrage public
  • des réactions d’appuis sur les ancrages de la falaise, tout particulièrement sous aléa sismique.
  • des effets de dilatation thermique qui ont amené à préconiser en tête de chaque volée d’escalier des appuis glissant de type téflon

Suivi de la fabrication et de la pose

Crédits photos ECTS

ECTS a également apporté son expertise dans le suivi de la fabrication.
Le respect de la norme NF EN 1090-2 a notamment nécessité un contrôle des soudures avec production de certificats associés

Lors de la pose, des contrôles de serrages des assemblages boulonnés ont également été réalisés.

Un ouvrage d’exception pour une montée en technicité

La participation à la réalisation de cet ouvrage, spécifique à plus d’un titre, dont nous tirons une certaine fierté, nous a imposé de sortir des sentiers battus, ce qui s’est traduit par une montée en compétence technique et réglementaire.

Cet article a été rédigé par Raphaël B

Découvrez ECTS, le bureau d’études charpente et enveloppe en charge de cet ouvrage.

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